Le commencement
Dans les exploitations de reproduction, les poules pondent entre 150 et 155 œufs fertilisés chaque année. Ces œufs sont transportés aux couvoirs une fois ou deux par semaine. Dès leur arrivée, les œufs sont portés dans des incubateurs où la température est maintenue à 37,5°C. L’éclosion se produit 21 jours après la période d’incubation.
La prochaine étape consiste à séparer les poussins mâles des poussins femelles étant donné que la croissance des deux sexes se fait à un rythme différent. C’est pourquoi on retrouve habituellement des oiseaux de même sexe dans les poulaillers. Avant de quitter le couvoir, les poussins sont aussi vaccinés afin de prévenir la maladie. Enfin, les poussins sont placés dans des camions chauffés et expédiés à nos producteurs, le tout entre 6 à 12 heures suivant l’éclosion.
À la ferme
Les poulets sont élevés sur des fermes familiales. Bien qu’elles contribuent de façon importante à l’économie du pays, ces fermes ne sont que de petites entreprises. En fait, au contraire de plusieurs endroits de par le monde, plus de 90 % des fermes canadiennes appartiennent à des familles. L’élevage de poulets requiert un niveau élevé d’engagement et de connaissances. Pendant les sept ou huit semaines nécessaires pour élever un troupeau, le producteur doit lui accorder des soins réguliers et porter une attention à la santé et à l’alimentation de ses poulets.
Lorsque le troupeau arrive du couvoir, les poulets sont placés et élevés dans des poulaillers propres, bien ventilés, à climat contrôlé et où ils peuvent circuler librement. Le poulailler est chauffé avant le placement des poussins pour assurer que l’environnement soit tempéré et confortable. Les systèmes d’alimentation et d’abreuvement sont vérifiés tous les jours afin d’assurer que les oiseaux puissent s’alimenter et s’abreuver librement.
L’ingrédient principal de tous les aliments destinés aux poulets (88 %) consiste en des grains céréaliers et des sous-produits du grain, des semences protéiques et des tourteaux de canola ou de soya. En principe, donc, tous les poulets sont « nourris au grain ». Les niveaux de chauffage, de ventilation, d’humidité et autres facteurs environnementaux sont vérifiés régulièrement, souvent à l’aide de dispositifs à la fine pointe, afin d’assurer que les oiseaux soient confortables et libres de stress. Le rognage du bec n’est pas pratiqué sur les poulets élevés à des fins de consommation au Canada.
Des hormones ou des stéroïdes ne sont pas administrés aux poulets. L’utilisation de ces substances au Canada est interdite depuis les années 1960.
Aussi, des tests sont effectués par l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour assurer que les poulets soient libres de tout résidu médicamenteux qui pourrait poser un risque à la santé humaine.
Les producteurs de poulet du Canada appliquent et respectent un programme rigide de salubrité des aliments à la ferme qui prescrit les normes d’élevage du poulet que peuvent consommer les Canadiens en toute confiance. Le programme de salubrité des aliments à la ferme des PPC, intitulé Votre propre poulet, comprend un manuel de salubrité des aliments, des pratiques vérifiées à la ferme, et une reconnaissance par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Votre propre poulet a d’abord été présenté aux producteurs en 1998. Il a été mis au point par des producteurs pour des producteurs et répond à toutes les exigences réglementaires du Canada. Le programme intègre à la production de poulet de bonnes pratiques de production (BPP) combinées aux principes d’analyse des risques et de maîtrise des points critiques (HACCP) reconnus à l’échelle internationale.
Par exemple, dans le cadre de Votre propre poulet, une fois que les poulets sont expédiés à l’usine de transformation, le producteur applique des procédures strictes de nettoyage du poulailler. Avant le placement du prochain troupeau, les conduites d’eau sont nettoyées et(ou) désinfectées et les poulaillers sont nettoyés à fonds et la vieille litière est remplacée par de la nouvelle. Le programme stipule également que les sources d’approvisionnement en eau doivent être analysées régulièrement. La tenue de dossiers est un élément important de la salubrité des aliments à la ferme et permet aux producteurs de contrôler la qualité, de participer à la traçabilité et de lutter contre les maladies.
Exemple : la fiche des troupeaux est un formulaire qu’utilisent les producteurs pour consigner de l’information spécifique au sujet de points comme les aliments, l’utilisation de médicaments, le nombre d’oiseaux placés, etc. Une fiche préliminaire est adressée au transformateur avant que le troupeau soit expédié et l’information complète inscrite sur une fiche de troupeau accompagne la cargaison. La fiche de troupeau permet au producteur d’assurer aux autres intervenants de la chaîne alimentaire que les oiseaux ont été produits conformément aux lignes directrices et règlements les plus sévères du gouvernement et de l’industrie.
Dans le cadre de l’ensemble du programme, des procédures de sécurité et des systèmes normalisés de salubrité sont retrouvés sur chacune des fermes du Canada. Ainsi, les producteurs de poulet du Canada peuvent continuer à produire un produit salubre et de qualité élevée comme ils le font depuis déjà plusieurs générations.
Les poulets sont élevés dans un environnement adéquat, soit de grands poulaillers bien chauffés et ventilés. Nos poulets ne sont pas élevés en cages. Ils circulent librement sur des planchers couverts d’une litière douce et sèche. Ils ont aussi accès à de l’eau et des aliments propres. Après chaque troupeau, le poulailler, le plancher et l’équipement sont désinfectés et la litière est remplacée. Les poulaillers font l’objet d’un vide sanitaire pendant près d’une semaine avant l’arrivée du prochain troupeau.
Les soins aux animaux
Les producteurs de poulet du Canada sont fermement d’avis que les animaux doivent être traités avec le plus grand soin. En fait, depuis les 20 dernières années, tous les partenaires de l’industrie ont uni leurs efforts pour élaborer des lignes directrices et des règlements régissant les pratiques de soins aux animaux au Canada. Par exemple, les producteurs de poulet ont adopté les Codes de pratiques recommandées pour les soins et la manipulation de la volaille qui consistent en une série de lignes directrices plutôt strictes à l’intention de l’industrie du poulet. Ces codes ont été élaborés sur une période de 20 ans et font souvent l’objet de révisions et de mises à jour.
La plus récente version des codes a été publiée en 2003. Le processus de révision se déroule en collaboration avec la Fédération canadienne des Sociétés de protection des animaux, l’Association canadienne des médecins vétérinaires et les partenaires à tous les paliers de la production avicole au Canada. D’autres codes, lignes directrices et ateliers sont en voie de mise en œuvre pour la capture, la manipulation et le transport des oiseaux vivants. Tous les partenaires de l’industrie collaborent pour assurer que les animaux subissent le moins de stress possible.
En mars 2003, les PPC ont créé un Comité sur les soins aux animaux responsable de l’élaboration d’un programme vérifiable de soins aux animaux fondé sur les Codes actuels de pratiques. Le programme a été conçu pour refléter le niveau de soins accordés aux poulets sur les fermes canadiennes. Utilisant les Codes de pratiques comme base, le Comité sur les soins aux animaux a élaboré des paramètres vérifiables pour les exigences décrites dans les codes et une première ébauche du programme voyait le jour. Suite à cette première ébauche du programme de soins aux animaux, le comité a ensuite amorcé un processus de consultation dans le cadre duquel les participants ont pu commenter le programme.
Durant le processus de consultations, le Comité sur les soins aux animaux a sollicité les commentaires de plus de 40 intervenants représentant les offices provinciaux de commercialisation, les transformateurs, les universitaires, les conseils d’animaux de ferme, les compagnies de capture, les gouvernements fédéral et provinciaux, les vétérinaires, les restaurants, les épiciers, les organismes de bien-être animal comme la Fédération canadienne des Sociétés de protection des animaux, et Ian Duncan, spécialiste avicole réputé de l’Université de Guelph.
Des projets pilotes sur les soins aux animaux se sont ensuite déroulés à l’échelle du pays avec, comme objectif, d’évaluer l’aspect pratique et la facilité de mise en œuvre du programme.
Les PPC s’affairent actuellement à appliquer le programme de soins aux animaux à l’échelle nationale.
En tant que tel, le programme canadien de la gestion de l’offre est en quelque sorte un programme de surveillance. Les poulaillers ne sont pas surpeuplés, ce qui permet aux producteurs de toucher le meilleur rendement pour leurs poulets et un contingent peut être acheté uniquement si les producteurs disposent de la superficie nécessaire pour prendre bien soin de leurs oiseaux.
De plus, notre système nous permet de communiquer régulièrement avec chacun de nos 2800 producteurs et leur transmettre, si nécessaire, des messages importants en quelques heures seulement. Le produit appartient aux producteurs jusqu’à ce qu’il soit expédié à la transformation. Ils ont donc un intérêt direct à bien soigner et manipuler leurs oiseaux. Autrement, leurs revenus en souffriront. Par exemple, les poulets couverts de meurtrissures seront condamnés et le producteur ne touchera aucun revenu. Il est donc sensé d’un point de vue économique de prendre bien soin de nos oiseaux. C’est aussi une question de bon sens tout simplement.
L’alimentation
Encore une fois, la composition et la quantité d’aliments administrés aux poulets sont des facteurs très importants au cycle de croissance. En fait, il s’agit d’une science. Les producteurs sont très attentifs aux besoins alimentaires de leurs troupeaux à différents moments de leur cycle de croissance. Par exemple, si les aliments sont trop riches en calories et que la croissance des poulets se fait trop rapidement, il peut en résulter des problèmes de croissance. Le programme d’alimentation d’un troupeau affecte aussi la qualité du produit vendu à la consommation. Un programme alimentaire bien équilibré peut même réduire la quantité de gras sur un poulet.
Aussi, rappelons que les aliments ne contiennent pas d’hormones, ni de stéroïdes. L’utilisation de ces substances est interdite au Canada depuis les années 1960.
D’ordre général, la moulée se présente sous forme de granules. Les granules améliorent la digestibilité et permettent d’assurer l’uniformité du mélange.
L’ingrédient principal de tous les aliments destinés aux poulets (88 %) consiste en des grains céréaliers et des sous-produits du grain, des semences protéiques et des tourteaux de canola ou de soya. Donc, tous les poulets sont en principe « nourris au grain ». En proportions plus petites (environ 10 %), d’autres sources protéiques comme de la farine d’os et des graisses végétales sont ajoutées pour améliorer la teneur nutritionnelle, le goût et la texture des aliments. Enfin, en proportions encore plus petites (1,5 %), des minéraux et des suppléments vitaminiques sont communément ajoutés aux aliments pour prévenir toute carence nutritionnelle. Les aliments destinés aux poulets ne contiennent pas d’hormones.
Au Canada, l’utilisation d’hormones dans les aliments destinés aux poulets est interdite depuis les années 1960. Les aliments peuvent contenir d’infimes quantités (moins d’un (1) pour cent) d’additifs comme des enzymes et des antibiotiques pour prévenir la maladie et les problèmes digestifs. Tous ces additifs sont sujets à une stricte réglementation et sont utilisés dans le cadre de bonnes pratiques de gestion, de vaccins et d’hygiène.
Vente à la consommation
Après avoir passé entre 6 et 8 semaines à la ferme, les poulets sont transportés à l’usine de transformation dans des camions spécialement conçus à cette fin. À l’usine, chaque poulet est examiné par un inspecteur qui veille à ce que les poulets soient en santé, salubres et prêts à des fins de vente à la consommation.
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